When the Indians Cry

L'assimilation des Amérindiens, et les traumatismes vécus par ceux qui sont forcés de troquer leur propre mode de vie pour celui d'une culture étrangère ...

SEGA nous gate : http://www.totalwar.com/empire/index.php?t=French

"Contenu téléchargeable" sur Steam pour acheter et débloquer cette nouvelle campagne ainsi que 5 nouvelles factions amérindiennes. Ces factions peuvent être utilisées en modes solo et multijoueur.
Achetez en téléchargement sur STEAM
Une nouvelle carte de campagne nord-américaine permet d'étendre l'expérience Empire: Total War, avec également 5 toutes nouvelles factions amérindiennes et de nouvelles unités et technologies. Vivez les combats de la nouvelle campagne Warpath et prenez la tête de l'une des 5 nouvelles factions dans une guerre épique pour la défense de vos terres et l'éviction des envahisseurs. Ou bien profitez de ces unités et de leurs capacités uniques dans des batailles en multijoueur.

Caractéristiques principales :

5 nouvelles factions jouables:

Jouez l'intégralité de la nouvelle campagne Warpath ou bien des parties en multijoueur avec l'une des 5 nouvelles factions amérindiennes d'Empire: Total War, dont les peuples Iroquois, Hurons, Indiens des Plaines, Pueblos et Cherokees.

Territoire nord-américain étendu
La nouvelle carte de campagne nord-américaine est plus détaillée, avec de nouvelles régions et une nouvelle date de départ.

Nouvelles unités d'élite
Commandez de nouvelles unités d'élite spécifiques aux factions amérindiennes dont les Soldats d'élite Mohawks, les Dog Soldiers Cheyennes, les éclaireurs Navajos et bien plus.

Shamans et agents éclaireurs
Deux nouveaux types d'agents : infiltrez les territoires ennemis avec la nouvelle unité Shaman et sabotez les forces adverses avec l'habile éclaireur.

Nouvelles technologies tribales
18 nouvelles technologies tribales dont la Médecine desprit, l'Appel de la Nature et la Marche onirique, qui font partie d'un tout nouvel arbre de technologie.

Nouveaux objectifs
Nouveaux objectifs de victoire pour chaque faction jouable.


# Posté le vendredi 16 octobre 2009 09:45

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 14:56

SI CE PASSE EST TRAGIQUE,CONSTRUISONS ENSEMBLE NOTRE FUTUR....

SI CE PASSE EST TRAGIQUE,CONSTRUISONS ENSEMBLE NOTRE FUTUR....
Néanmoins,je me réserve le droit de ne pas valider les dessins et autres bonjours,bonsoirs qui ne sont que pour l'auteur des faires valoir d'existence...

Concernant les chaines,les groupes ou les défis,je ne suis pas votre homme,merci de passer votre chemin.

Ici,le NOUS est de rigueur,il englobe nos destinées dans ce beau et long chemin qu'est la "route rouge".

Maintenant et cela moins virtuellement mes ami(e)s et moi même sommes visibles dans les camps et les festivals sur le territoire France(voir photos sur mon profil),avec une seule motivation,vous faire découvrir notre passion pour la culture amérindienne et notre profond sens du mot RESPECT,pour cette culture ancestrale,et pour ces hommes et ces femmes qui forment les 511 Nations de l'ile de la tortue.
Nous sommes a votre ecoute afin de vous orienter dans vos recherches de festivitées....merci de laisser vos coordonnées télephoniques et autres dans la messagerie de ce blog

Bonne visite Didier

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 12:50

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 20:37

VRAI OU FAUX AMI DES AMERINDIENS...????

Un an de Barack Obama: le 44e président, vrai ou faux ami des Indiens-Américains ?
Je vous propose ci-dessous un article sur Barack Obama et les Amérindien-ne-s, ainsi qu'un encadré chiffré sur cette minorité autochtone aux Etats-Unis.



Ils constituent environ 4,9 millions de la population totale des Etats-Unis. En campagne électorale, Barack Obama avait promis de leur porter une attention toute particulière. Mais qu'en est-il concrètement après une année ?

Décryptage.

Il en avait visité des réserves indiennes et des chefs tribaux durant la campagne présidentielle 2008: Caroline du Nord, Idaho, Oregon, Etat de Washington, Nouveau-Mexique, Montana ou encore Dakota du Sud, réuni en privé avec une cinquantaine de chefs tribaux. De tous les candidats au départ de la course à la Maison Blanche, Barack Obama fut celui qui avait le plus courtisé l'électorat amérindien du pays. Celui qui leur avait fait le plus de promesses aussi. Il avait souligné plusieurs fois que les populations amérindiennes étaient les moins bien loties des Etats-Unis en matière de santé, d'éducation, de mortalité, de chômage et d'addictions et qu'il faudrait donc investir davantage dans les écoles et dans des programmes de prévention.

"Il ne fait guère de doute que nous avons des devoirs particuliers envers les communautés amérindiennes et que nous devons travailler avec les représentants de leurs tribus pour résoudre tous ces problèmes", avait alors lancé le sénateur de l'Illinois en campagne. Obama n'a jamais cessé de défendre leur souveraineté tribale et avait également fait deux promesses politiques symboliquement fortes: désigner un haut responsable des relations avec les Indien-ne-s-Américain-e-s à la Maison Blanche (conseiller spécial) et instituer des sommets annuels avec tous les dirigeants amérindiens et les chefs de tribus.

Deux promesses tenues. Le 15 juin dernier, le 44e président des Etats-Unis annonçait la nomination de Kimberly Teehee comme super conseillère pour les affaires indiennes à la Maison Blanche. Cette membre de la nation Cherokee, qui a multiplié des postes importants au service des Indien-ne-s, est une avocate reconnue par ses pairs. Elle fait désormais partie de la garde rapprochée d'Obama.

Hier, jeudi 5 novembre, la Maison Blanche a tenu une réunion des chefs des tribus indiennes dans les locaux du Département de l'Intérieur à Washington. Chacune des 564 tribus des Etats-Unis reconnues par le pouvoir fédéral pouvait dépêcher un représentant à cette Conférence des nations tribales. Quelque 400 leaders ont finalement répondu présents. Il s'agissait pour ces dirigeants de faire des propositions à l'administration Obama afin d'améliorer la situation de cette minorité autochtone. Le président lui-même était bien sûr présent et a livré un discours de 30 minutes environ devant l'assemblée. Il a aussi signé un mémorandum visant à mettre en place dans les 90 jours un plan pour de meilleures consultations et collaborations entre les nations indiennes et le pouvoir fédéral.

Barack Black Eagle, comme la surnommé la nation Crow (Montana), semble toujours jouir d'une bonne cote de popularité auprès des Indien-ne-s, malgré leur scepticisme et méfiance historique vis-à-vis de Washington et notamment de son Bureau des affaires indiennes (BIA), l'agence gouvernementale qui gère les réserves indiennes fédérales ainsi que différents programmes en leur faveur. Obama lui-même a souvent insisté sur le fait qu'il ne se contenterait pas de ce BIA et qu'il rechercherait un contact plus direct avec les responsables indiens.

Net penchant pour les démocrates

Il faut dire que le contexte lui est favorable. N'importe quel spécialiste d'études amérindiennes aux Etats-Unis le dira: les Indien-ne-s ont toujours eu politiquement une préférence pour le Parti démocrate au pouvoir. "Oui, les Indien-ne-s votent généralement démocrate. Car à part peut-être sous le gouvernement républicain de Richard Nixon, ce sont surtout les présidences démocrates qui sont à l'origine des lois les plus favorables à cette communauté", explique Walter C. Flemming, professeur au Département des études indiennes de l'Université d'Etat du Montana, à Bozeman.

"Les Indien-ne-s-Américain-e-s se sentent plus confortables avec les démocrates qui défendent une certaine répartition des richesses, contrairement aux républicains favorisant une approche plus individualiste et conservatrice. Les démocrates ont toujours été plus préoccupés par les minorités que les républicains, souvent opposés à la défense de groupes d'individus particuliers, car plaidant la liberté individuelle et la libre entreprise", précise cet expert, lui-même né dans une réserve indienne du Montana mais membre de la tribu des Kickapoo au Kansas.

Un avis partagé par Daniel Gibson, rédacteur en chef de la revue indienne "Native Peoples Magazine", à Phoenix en Arizona: "Le Parti démocrate est celui qui a toujours le mieux pris en considération les préoccupations des Amérindien-ne-s, qui a eu la meilleure attitude avec eux". A noter que les Amérindien-ne-s n'ont obtenu la citoyenneté américaine qu'en 1924, mais n'ont obtenu le droit de vote que vingt ou trente ans plus tard dans certains Etats.

Si les statistiques précises sont difficilement disponibles, il est néanmoins évident pour le professeur Fleming que cet électorat a voté massivement pour Barack Obama. Les spécialistes s'accordent à dire qu'entre 85% et 95% des Indien-ne-s votent en général pour des candidats démocrates à une élection présidentielle, ce que confirmaient pour 2008 des sondages à dix jours de l'élection du 4 novembre. Selon M. Fleming, ce fut l'une des élections présidentielles les plus activement suivies par les Amérindien-ne-s, "la plus enthousiasmante et excitante pour eux, comme l'a été celle de JFK en 1960".

Dur dur sous Eisenhower et Reagan

Immense espoir donc, mais également toujours ce scepticisme et cette méfiance en toile de fond. L'histoire des Indien-ne-s a révélé trop de promesses non tenues. Leur situation n'a commencé réellement à s'améliorer que dans les années 30, sous la présidence démocrate de Franklin D. Roosevelt. Son commissaire aux Affaires indiennes, John Collier, est reconnu pour avoir été un des grands avocats de la minorité amérindienne et pour avoir donné la première impulsion à leur reconnaissance culturelle, sociale et politique. Grâce à lui, l'administration Roosevelt a clairement admis que les nations autochtones devaient continuer d'exister, donc être confortées dans leurs droits territoriaux. La brave et patriotique participation de nombreux Amérindiens à la Seconde Guerre mondiale a ensuite aussi été un élément déclencheur pour réclamer des droits plus importants.

Leur situation se détériore en revanche dans les années 50 sous le gouvernement républicain de Dwight D. Eisenhower, avec une politique particulièrement conservatrice à leur égard. A cette époque, Washington met en place un vaste programme pour encourager les Indien-ne-s-Américain-e-s à quitter leurs terres tribales et à venir s'installer en ville. Sur le papier, le Bureau des affaires indiennes leur promet de les reloger et de leur offrir des places de travail. Malheureusement, dans la réalité, ce sont souvent des logements insalubres et le chômage qui attendent les Indien-ne-s déplacé-e-s. Pire pour eux, cette politique dite de "termination" visait implicitement à mettre fin à la reconnaissance officielle par l'Etat fédéral du statut particulier des tribus, remettant ainsi en question des traités signés plus d'un siècle auparavant.

Il faudra attendre les administrations démocrates de Kennedy et Johnson pour freiner cette politique, mais c'est véritablement sous le gouvernement républicain de Richard Nixon qu'est signé un amendement abrogeant cette politique de "termination" et, qu'en remplacement, date la loi sur l'autodétermination des Indien-ne-s et plusieurs nouvelles mesures et réformes en leur faveur (éducation et santé notamment). Puis sous Ronald Reagan, les temps sont à nouveau très durs pour les Indien-ne-s, avec le démantèlement de nombreux programmes existants. Enfin, les années Bush père, Clinton et Bush fils ont été plutôt minimalistes à leur égard.

"Si la situation des Indien-ne-s a fait dans l'ensemble des avancées significatives vers une meilleure qualité de vie, il reste à ce jour de graves problèmes chroniques dans de nombreuses tribus, comme le fort taux de chômage et la pauvreté en général, ou liés à l'alcool et aux drogues", affirme Walter Fleming. Et d'ajouter donc que de gros défis attendent l'administration Obama vis-à-vis de cette minorité ethnique: "Augmenter le développement et le niveau économique dans les tribus, améliorer les aspects sociaux, les soins médicaux et l'éducation, renforcer les relations avec le gouvernement ainsi que bien veiller à la survie des langues et de la culture indiennes".


Encadré: deux fois plus d'Indien-ne-s-Américain-e-s d'ici à 2050

Parler des Indien-ne-s dans le pays de l'oncle Sam, c'est parler des Amérindien-ne-s des Etats-Unis. Mais cette population accepte aussi volontiers les termes d'Indien-ne-s, d'Indien-ne-s-Américain-e-s, voire d'autochtones, en anglais le plus souvent "Native Americans" (natifs d'Amérique). En 2008, elle représente environ 1,6% de la population totale des Etats-Unis, soit environ 4,9 millions de personnes sur plus de 300 millions d'habitants, selon les dernières projections du Bureau américain du recensement. Ce chiffre comprend les Indien-ne-s-Américain-e-s et les autochtones de l'Alaska ("Alaska Natives") mais aussi des personnes métissées. Les projections pour 2050 prévoient presque un doublement de la population amérindienne, à 8,6 millions de personnes.

Il existe 564 tribus indiennes aux Etats-Unis, dont les plus importantes nations sont dans l'ordre, toujours selon le Bureau américain du recensement: les Cherokees (environ 730'000, surtout en Oklahoma, au Texas, en Californie et en Caroline du Nord), les Navajos (298'000, dans la plus grande réserve du pays, à cheval en Arizona, au Nouveau-mexique, en Utah et au Colorado), les Choctaws (159'000, surtout en Oklahoma), les Sioux (154'000, installés dans les Grandes Plaines, notamment au Dakota du Sud et au Minnesota), les Chippewas (150'000, essentiellement dans le nord du Midwest, notamment au Minnesota), les Appaches (97'000, surtout en Arizona et au Nouveau-Mexique), les Blackfeet (86'000, pour la plupart dans le Montana), les Iroquois (81'000, au nord de l'Etat de New York) et les Pueblos (74'000, au Nouveau-Mexique et en Arizona).

Si certaines réserves indiennes sont gigantesques, comme celle des Navajos (plus de 64'000 km2), d'autres sont minuscules, à l'échelle d'un village et de quelques terrains autour. A noter que contrairement à une idée reçue, tous les Indien-ne-s ne vivent pas dans ou à proximité d'une réserve (sauf peut-être pour les Etats de l'Ouest comme le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, le Montana et le Dakota du Sud): près de 60% des Indien-ne-s-Américain-e-s vivent en effet dans des zones urbaines. Los Angeles est par exemple la ville la plus "indienne" du pays, avec une communauté de près de 155'000 personnes.

Bien que la langue communément parlée par les Indien-ne-s des Etats-Unis soit l'anglais, il existe aujourd'hui encore environ 150 langues indiennes pour l'ensemble du pays et avec le Canada (sur les quelque 500 en usage en 1492, selon l'Almanach des Natifs d'Amérique). Et sur 50 Etats, d'Alabama à Wyoming, en passant par Illinois et Texas, 27 portent un nom d'origine étymologique amérindienne ou qui d'une manière ou d'une autre fait référence aux populations autochtones.

Un an de Barack Obama: revoir la campagne électorale 2008 dans les coulisses du succès
J'ai regardé à la télévision le mardi 3 novembre au soir ici à Seattle, en première, le documentaire de deux réalisatrices américaines - Amy Rice et Alicia Sams (produit par Edward Norton) - sur le parcours du sénateur de l'Illinois et candidat à la présidentielle américaine Barack Obama: "By The People - The Election of Barack Obama" (120 minutes). Quelque 19 mois de tournage dans le sillage (dans les pattes) du candidat démocrate depuis son annonce de candidature le 10 février 2007 à Springfield (IL) jusqu'à sa victoire du 4 novembre 2008. Reportage-documentaire serré, dans les coulisses de la campagne et de l'équipe de campagne Obama, dans la sphère du clan Obama, de sa famille, dans le quotidien aussi des bénévoles et volontaires de campagne.

Avec des impressions assez inédites récoltées de Barack Obama lui-même, sa femme Michelle, leurs deux enfants et des architectes de la campagne David Plouffe et David Axelrod, sans oublier les "gourous" de la communication Robert Gibbs et le jeune et talentueux Jon Favreau, au gré des "ups and downs" de la campagne électorale lors des primaires et ensuite de l'élection générale. Des journalistes qui ont suivi toute la campagne livrent aussi leurs confidences "de derrière leurs propres articles rédigés". On traverse en plus le pays. Avec ce regard vraiment particulier sur la structure et l'organisation des volontaires et bénévoles de la galaxie Obama. La caméra se fait discrète et intrusive à la fois. Des "pris sur le vif" d'une belle instantanéité et authenticité.

Un an d'Obama: un couple ordinaire et/ou pas comme les autres à la Maison Blanche
L'article vaut ce qu'il vaut. Je vous le suggère car je l'ai trouvé intéressant, parce que j'ai eu un certain plaisir à le lire. Et puis j'aime bien cette tradition journalistique américaine des longs portraits de qualité. Celui-ci fait dix pages internet. Il est paru dans l'excellent "New York Times Magazine". Il s'agit d'une interview de 40 minutes environ à la Maison Blanche du couple Obama, Michelle et Barack. Entretien centré presque uniquement sur la vie de couple et le mariage. Dans sa simple réduction humaine, et en même temps, avec ce constat lucide et parfois découragé que "tout est politique", même dans le moindre geste plus "intime". Autour de l'interview, c'est aussi un récit, des citations, des témoignages, des faits, un historique et quelques confidences. Pas du tout "people", à mon humble avis: tout est question de genre, de focale et d'écriture journalistiques. Je vous laisse apprécier... ou non.

The Obama's Marriage: http://www.nytimes.com/2009/11/01/magazine/01Obama-t.html

Un an de Barack Obama: "PolitiFact", un site pour évaluer les promesses tenues ou non
Plutôt que de longs discours et d'analyses sans fin, je vous conseille de jeter un coup d'oeil sur ce site de "vérification" des actes politiques - "PolitiFact" - vainqueur du prix Pulitzer 2009. La politique en général aux Etats-Unis, à Washington D.C, au Congrès et à la Maison Blanche. La politique prise mots par mots. Avec en tête d'affiche, l'"Obamameter" qui traque sérieusement et précisément les promesse tenues ou non du sénateur de l'Illinois Barack Obama candidat dans la peau de Barack Obama 44e président des Etats-Unis. Jugé sur les paroles, les faits et les actes. Tout simplement et justement. Excellent site, très pro et fiable, dans la lignée de FactCheck et de cette digne tradition américaine d'avoir des gardes-fous journalistiques.

"Véritomètre"

L'originalité de PolitiFact est d'avoir créé l'"Obamameter" : une liste des propositions de "changement", classées de 1 à 514, que le candidat démocrate avait énoncées durant sa campagne. Du jour de l'entrée de Barack Obama à la Maison Blanche, le site suit pas à pas leur mise en oeuvre, sous les intitulés : "promesse tenue" ou "passée après compromis" (au Congrès), ou encore "promesse trahie", "au point mort", "en cours de mise en oeuvre" (législative) ou enfin "non encore lancée". En huit mois, le président a, selon le site, réalisé 65 de ses promesses (dont 51 en totalité), mais il en a aussi trahi 7 autres et enterré 14.

Le site ne recense pas uniquement la mise en oeuvre des engagements du candidat Obama. Il propose ainsi un "truth-o-meter", un "véritomètre" dans lequel il interpelle les propos de telle ou telle personnalité politique ou médiatique, qu'il cite accompagnés d'une note du type "vrai", "faux", "globalement vrai", "moitié faux" ou, pire outrage : "la main dans le sac", pris en flagrant délit de mensonge.

Système de santé aux Etats-Unis: comment ça marche? Réponse claire et pédagogique
M'étant documenté ces derniers temps sur le système de santé américain pour mon travail de journaliste, je suis notamment tombé sur cette excellente interview publiée dans le journal "Le Monde", il y a certes deux ans. Victor G. Rodwin, spécialiste du système de soins américain, répondait de manière très claire, intelligible et synthétique sur les énormes faiblesses et quelques qualités de l'assurance santé aux Etats-Unis. En 11 réponses, le professeur en économie et gestion des services de santé à la Wagner School of Public Service de la New York University donne une pédagogique leçon sur le modèle américain de santé. Excellente contextualisation en plein débat sur la réforme du système de couverture maladie au Congrès américain, à Washington D.C.
VRAI OU FAUX AMI DES AMERINDIENS...????
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:34

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 10:07

LABSUSSE REVELATEUR DE RACISME

LABSUSSE REVELATEUR DE RACISME
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:42

L'IMAGERIE AMERINDIENNE EST VENDEUSE

L'IMAGERIE AMERINDIENNE EST VENDEUSE
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:36

L'IMAGERIE AUTOCHTONE EST COMMERCIALE

L'IMAGERIE AUTOCHTONE EST COMMERCIALE
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:38

LA CULTURE QUI FAIT VENDRE

LA CULTURE QUI FAIT VENDRE
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:39

AUCUN CONTINENT N'A ETE AUTANT CONVOITE...

Du Nord au Sud,de l'Est à l'Ouest .....

Jacques Cartier, Erik le Rouge, George Vancouver, Otto von Kotzebue, Leif Ericson, Henry Hudson, René Robert Cavelier de La Salle ,Christophe Colomb, Hernán Cortés, Hiram Bingham,Hernando de Soto, Francisco Pizarro, Amerigo Vespucci, Alfred Russel Wallace, Alexander von Humboldt, Vasco Núñez de Balboa,Lewis et Clark,Malaspina et bien d'autres

L'Ouest américain, parfois appelé Far West (Extrême-Ouest en anglais, pendant occidental du Far East, Extrême-Orient pour les anglophones), est une région située à l'ouest des États-Unis.
Sa définition a évolué avec le temps, puisque la population a colonisé les terres intérieures en se dirigeant vers l'océan Pacifique.
La colonisation est régulièrement appelée la conquête de l'Ouest. Le Far West est une région où se développe une société originale, où se croisent des individus d'origines et d'horizon très différents.
L'Amérique mythique des montagnes Rocheuses, où s'affrontent les tribus indiennes, premiers habitants du Nouveau Monde et les pionniers venus fonder les États-Unis est à jamais symbolisée, dans la mémoire des peuples, par des déserts rouges à perte de vue et des montagnes sculptées par l'érosion.

De façon formelle, le Far West est constitué de 13 États américains : Alaska, Arizona, Californie, Colorado, Hawaii, Idaho, Montana, Nouveau-Mexique, Nevada, Oregon, Utah, Washington, et Wyoming.
Mais d'une manière générale, on considère que cette région comprend tous les états à l'ouest du fleuve Mississippi.
Elle représente donc un territoire gigantesque, aux milieux naturels variés, le plus souvent marqués par l'aridité. L'un des enjeux de la conquête de l'Ouest fut celui de la maîtrise de cette immensité désertique.
La géographie physique de l'ouest américain s'organise en grandes bandes méridiennes, que l'on peut décrire rapidement d'est en ouest : à l'ouest du Mississippi se trouvent des régions de plaines, marquées par un climat continental dans sa partie nord.
Ces territoires sont parcourus depuis des siècles par les bisons. Les terres sont fertiles et couvertes par la prairie. Le système fluvial du Missouri-Mississippi constitue une voie de pénétration à l'intérieur des terres.
Les Monts Ozark se situent entre les fleuves Arkansas et Missouri et ne dépassent pas 700 mètres d'altitude. Ils s'étirent sur environ 350 km du nord au sud.
Les Ouachita Mountains ne sont pas des obstacles majeurs (350 km d'est en ouest).
Les plaines du golfe du Mexique, larges de 250 à 500 kilomètres, sont constituées de couches sédimentaires. La côte est marquée par le delta du Mississippi, par des lagunes et cordons littoraux qui sont menacés par les cyclones en été et en automne.
En allant vers la côte pacifique, les altitudes s'élèvent d'abord dans les Hautes Plaines. Situées à l'ouest des Grandes Plaines, elles constituent un piémont qui marque une transition vers les Montagnes Rocheuses. Les Black Hills (Dakota du Sud) culminent à environ 2 200 mètres d'altitude.
Les Montagnes Rocheuses constituent une chaîne de montagnes élevées à l'ouest des Grandes Plaines et des Hautes Plaines. Elles se décomposent en plusieurs sous-ensembles parallèles et d'extension méridienne.
Plusieurs sommets dépassent les 4 000 mètres d'altitude (Mont Elbert, 4 399 mètres). Elles déterminent la ligne de partage des eaux entre le bassin du Mississippi à l'est et les fleuves se jetant dans le Pacifique à l'ouest. Elles sont un véritable obstacle pour les Hommes.
À l'ouest des Rocheuses se trouvent des hauts plateaux disséqués par des cours d'eau tumultueux : le plus célèbre est le Plateau du Colorado, au sud, dont la vallée encaissée forme le Grand Canyon. Au nord, le Plateau de la Columbia, connaît des hivers neigeux. Le Grand Bassin présente une suite de dépressions occupées par des déserts (Vallée de la Mort, Désert des Mojaves) enserrés entre des chaînes de montagne parallèles.

La Sierra Nevada est une chaîne de sommets élevés qui domine l'est de la Californie et qui borde le Grand Bassin sur environ 700 kilomètres. Son point culminant est le Mont Whitney (4 421 mètres). La Sierra Nevada est une véritable barrière rocheuse et enneigée une bonne partie de l'année. La chaîne des Cascades fait partie du même système montagneux que la Sierra Nevada, plus au nord. Elle comprend de nombreux volcans (Mont Saint Helens, 2 549 mètres).
La plaine de Californie, appelée aussi la Vallée Centrale est un vaste espace plat et fertile, long d'environ 600 km. Les chaînes côtières du Pacifique ou Pacific Coast Ranges en anglais ont pour principal sommet aux États-Unis (hors Alaska) le mont Rainier (4 392 mètres) dans l'État de Washington.
La région comprend plusieurs grabens comme celui de la Russian River. Elle est échancrée par des estuaires, comme la baie de San Francisco et le Puget Sound. On touche ici aux régions les plus occidentales des États-Unis.

Le relief de l'Alaska est fortement marqué par la montagne : la Chaîne d'Alaska culmine au Mont McKinley (6 194 mètres). Le littoral est très découpé et ponctué de fjords. Les chaînes côtières bordent le golfe d'Alaska et font partie de la ceinture de feu du Pacifique. Les glaciers façonnent des vallées encaissées. Le milieu naturel est difficile pour les Hommes.
Le Far West est aussi une région faiblement peuplée avant l'arrivée des Blancs : les Indiens des Plaines y sont relativement peu nombreux et vivent en groupes dispersés et nomades. Pour les États-Unis, nés à la fin du xviiie siècle, ces contrées sauvages constituent une réserve de terres et de ressources naturelles qui paraissent sans limite.

Les Espagnols se sont emparé d'une grande partie de l'Amérique latine au xvie siècle et cherchent à étendre leur empire colonial vers le nord de l'actuel Mexique. Ils envoient des expéditions (Álvar Núñez Cabeza de Vaca, Marcos de Niza, Francisco Vásquez de Coronado...) depuis la Nouvelle-Espagne, afin de trouver des métaux précieux et des esclaves ; au xviiie siècle, la présence espagnole se renforce et s'étend, pour contrer l'expansionnisme français à l'est. Les conquistadors apportent avec eux des maladies qui déciment les populations Amérindiennes.
Très tôt, les franciscains et jésuites mettent en place plusieurs missions dans la région pour convertir les indigènes au christianisme. Les Espagnols construisent des forts (presidio) au Texas, au Nouveau-Mexique et en Californie.
Ils doivent faire face à l'hostilité des Comanches et des Apaches, aux soulèvements des Pueblos et des esclaves. Ils répondent par une politique de répression et d'alliance avec certaines tribus, comanches etc....
Il règne déjà un climat de violence et de non-droit dans ce qui allait devenir le Far West.
L'Ouest espagnol souffre de sous-peuplement et peine à accueillir des immigrants. L'essor économique peine à venir, à cause de l'isolement et du monopole du commerce avec l'Espagne : les colons tirent quelques ressources des échanges avec les Français ou les Amérindiens. Ils pratiquent l'élevage extensif ou l'agriculture en utilisant la main d'½uvre locale et le système de l'encomienda.
Les mines sont exploitées par des esclaves amérindiens

Avec le traité secret de Fontainebleau (1762), la France cède La Nouvelle-Orléans et la rive occidentale du Mississippi à l'Espagne. En 1774, une piste est ouverte entre les territoires du Nouveau-Mexique et la côte du Pacifique.

En 1821 le Mexique gagne son indépendance par rapport à l'Espagne à l'issue d'une décennie de guerre.
La révolution a détruit l'industrie coloniale de l'extraction d'argent, et le trésor national est en banqueroute.
Le long de la frontière nord, les fonds qui ont jusqu'alors permis aux missions, aux presidios et aux camps apaches de survivre disparaissent presque entièrement.
Devenu un état indépendant, le Mexique accorde des terres aux Américains qui se révoltent en 1835-1836 au Texas.
Au cours du siège de Fort-Alamo par Antonio López de Santa Anna, les 187 occupants américains.
Parmi lesquels se trouvait Davy Crockett meurent dans la bataille. La répression s'abat et l'armée mexicaine se livre à des pillages qui ne font que souder les colons américains.
Le 21 avril 1836, Sam Houston parvient à vaincre les Mexicains à la bataille de San Jacinto. Il devient le premier président de la République du Texas, qui est reconnue par le gouvernement américain en mars 1837.

Des trappeurs américains commencent à entrer dans la région à la recherche de fourrures.
En 1846 l'idéologie de la Destinée manifeste et l'occupation de territoires disputés entraînent la Guerre américano-mexicaine, qui est suivie par la Cession mexicaine. En 1853 le président James Buchanan envoie James Gadsden à Mexico pour négocier avec Santa Anna l'achat d'une partie de territoire de l'Arizona et du Nouveau-Mexique.

À partir des années 1660, la France s'engage dans une politique d'expansion en Amérique du Nord, depuis au Canada. Les objectifs sont de trouver un passage vers la Chine (Passage du Nord-Ouest), d'exploiter les richesses naturelles des territoires conquis (fourrures, minerais) et d'évangéliser de nouveaux autochtones.

Les coureurs des bois se lancent dans l'exploration de l'ouest, le « Pays d'en Haut » selon l'expression de l'époque. Ils sont suivis par plusieurs expéditions, parfois menées par des prêtres.

En 1673, Louis Jolliet et Jacques Marquette commencent l'exploration du fleuve Mississippi.
En 1682, Cavelier de la Salle et Henri de Tonti descendent à leur tour le Mississippi jusqu'à son delta. Ils construisent des forts et nouent des contacts avec les Amérindiens. Ils revendiquent la souveraineté française sur l'ensemble de la vallée et l'appellent Louisiane en l'honneur du roi Louis XIV.
L'exploration de l'ouest continue : en 1714, Louis Juchereau de Saint-Denis remonte la rivière rouge et atteint le Río Grande.
La même année, Étienne Véniard de Bourgmont navigue sur le Missouri.
En 1721, Jean-Baptiste Bénard de la Harpe remonte l'Arkansas en pays caddo. La zone d'influence française s'étend considérablement et les voyages jettent les bases de la reconnaissance du Far West.

Les coureurs des bois jouent un rôle important dans l'extension de l'influence française en Amérique du Nord. Dès la fin du xviie siècle, ces aventuriers remontent les affluents du Mississippi. Ils sont poussés par l'espoir de trouver de l'or ou de faire du commerce de fourrure ou d'esclaves avec les Indiens. La traite des peaux, souvent pratiquée sans autorisation, est une activité difficile, la plupart du temps exercée par de jeunes hommes célibataires. Beaucoup d'entre eux souhaitent finalement se sédentariser pour se reconvertir dans les activités agricoles.
Bon nombre s'intègrent dans les communautés autochtones. Ils apprennent leur langue et prennent des épouses amérindiennes : on connaît bien le cas du Canadien-Français Toussaint Charbonneau et de sa femme Sacagawea, qui ont eu un fils prénommé Jean-Baptiste. Ils participent à l'expédition Lewis et Clark, au début du XIXe siècle.

Les hostilités entre Français et Britanniques recommencent deux ans avant le déclenchement de la guerre de Sept Ans en Europe.
Elles s'arrêtent plus tôt en Amérique, avant le Traité de Paris (1763). Celui-ci est signé le 10 février 1763 et consacre l'éviction des Français en Amérique du Nord : la rive occidentale du Mississippi est remise à l'Espagne.

Le traité de San Ildefonso, signé en secret le 1er octobre 1800, prévoit la cession de la Louisiane occidentale ainsi que de la Nouvelle-Orléans à la France en échange du duché de Parme.
Le 18 janvier 1803, Joseph Bonaparte, alors roi d'Espagne, rétrocède la Louisiane à son frère. Cependant, Napoléon Bonaparte décide de ne pas garder cet immense territoire. Dictée par le réalisme politique et par la rupture de la paix d'Amiens avec le Royaume-Uni (la Grande-Bretagne et l'Irlande se sont unies pour devenir le Royaume-Uni en 1801), la décision est prise de vendre la Louisiane aux jeunes États-Unis le 30 avril 1803 contre la somme de 80 millions de francs (15 millions de dollars). La souveraineté américaine entre en vigueur le 20 décembre 1803 (acte du Louisiana Purchase). Cependant, les Français, en particulier les coureurs des bois, continuent à fréquenter la région et pénètrent le Far West : ainsi, Pierre Vial découvre la piste de Santa Fe .

Elle a vu différents évènements qui sont entrés dans la légende.
la fusillade d'OK Corral
la bataille de Little Big Horn
le siège de Fort-Alamo
la ruée vers l'or californien
les vols à main armée faits par différentes bandits : Butch Cassidy, Jessie James, les frères Dalton, etc.

Les cow-boys contribuent au mythe du Far West. Contrairement à une idée reçue, ils sont souvent issus des minorités (Noirs, Mexicains). Leur travail est difficile : il consiste à mener des milliers de b½ufs du Texas au Kansas, à travers la prairie des Grandes Plaines. Cette grande transhumance est faite de dangers : attaques de bêtes, orages, passage difficile des cours d'eau et quelques fois raids amérindiens. Les cow-boys sont mal payés et méprisés par la bourgeoisie américaine et par les propriétaires de ranch. À leur arrivée dans la ville du bétail, ils chargent les bêtes dans les wagons qui les emmènent dans les abattoirs de l'est des États-Unis. Ils dépensent leur paye dans les saloons et les maisons closes. En dehors de la saison de la grande transhumance, ils vagabondent et travaillent dans les ranchs. Ils finissent par disparaître lorsque le chemin de fer se développe, à la fin du XIXe siècle.

Les Chinois : ils arrivent en Californie à l'époque de la Ruée vers l'or. En 1859, environ 35 000 Chinois sont installés en Californie ; en 1880, ils sont 75 135. Ils prennent des activités délaissées par les Blancs. Ils sont employés dans la construction du Premier chemin de fer transcontinental : les coolies se révèlent être une excellente main d'½uvre plus efficace et meilleure marché que les Européens ou les Américains. En 1868, ils représentent 2/3 de la main d'½uvre. À San Francisco, ils prospèrent dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie. Ils organisent des sociétés secrètes pour régler leurs différends et vivent dans des quartiers séparés, les Chinatowns.
Ils gagnent petit à petit tout l'ouest américain. Ils sont souvent victimes de discriminations, de xénophobie et de violences. On leur reproche de tirer les salaires vers le bas. Certains appellent au boycott de leurs magasins. Quand ils deviennent nombreux, les Chinois sont aussi vus comme des envahisseurs par les Indiens. Ainsi, en mai 1866, une soixantaine de Chinois sont tués par des Indiens dans l'Idaho. Mais les contacts et les échanges pacifiques existent aussi : les Chinois apprennent les langues indiennes et deviennent interprètes.
L'armée
Les mineurs et les chercheurs d'or
Les bandits
Les femmes

L'Ouest américain s'urbanise rapidement sous l'effet de plusieurs facteurs : la construction du chemin de fer fixe les populations. La découverte de métaux précieux provoque un afflux de population brusque : entre 1848 et 1850 la population de San Francisco est multipliée par 20. Stockton et Sacramento s'agrandissent de manière semblable.
Mais beaucoup de ces villes minières disparaissent aussi vite qu'elles se sont peuplées : vers 1870, Virginia City comptait 30 000 habitants ; elle est désertée quelques années plus tard. Les villes-fantômes s'égrainent dans tout l'Ouest américain et sont autant de témoins de la fièvre de l'or.

Les camps de mineurs se transforment rapidement en bourgades : ils se dotent de saloons, d'une ou plusieurs épiceries et de banques pour déposer l'or ou l'argent. En 1879,Leadville dans le Colorado possède 120 saloons, 188 salles de jeux pour seulement quatre églises.
Elles deviennent un univers essentiellement masculin où la violence est endémique à cause du banditisme, des vols, de la prostitution, des jeux d'argent et de l'alcoolisme. Tous ces problèmes se concentrent dans un quartier (appelé Red light district, c'est-à-dire des quartiers chauds), alors que les familles fréquentent celui où se trouvent les magasins, l'école, l'église, et parfois le théâtre ou l'opéra.
Le shérif et le marshal sont les garants de l'ordre. Les villes de l'ouest sont présentées par les journalistes et les écrivains comme des repaires de bandits. Des missionnaires protestants partent vers ces contrées pour y chasser le vice. Leur action est relayée par les femmes qui tentent d'imposer la morale victorienne. Un effort est mené pour l'alphabétisation, avec la construction d'écoles (par exemple les Sunday Schools) et d'universités, dans les plus grandes agglomérations, à la fin du XIXe siècle.
En Californie, on lève une taxe spéciale pour l'éducation.

Les armes à feu font partie du quotidien de l'Ouest américain : en 1836, Samuel Colt invente un revolver simple dans laquelle les charges sont stockées dans un barillet. Construit selon les procédés industriels, il se diffuse rapidement dans tous les États-Unis. Cette arme, qui portera son nom, permet de très rapidement tirer six coups. Dans les années 1850 Smith et Wesson fabriquent la Winchester rifle. Les armes à feu contribuent à la violence meurtrière qui sévit dans l'Ouest, malgré les interdictions dans certaines villes. Face aux homicides qui ont lieu en général lorsque les hommes sont en état d'ébriété, les jurys populaires prononcent peu de peines de mort.
Les prostituées et les minorités (Chinois, Mexicains) sont aussi les victimes de cette violence armée. Dans plusieurs localités, les citoyens créent des comités de vigilance, dont les membres sont appelés « les vigilantes ». Face aux carences de la force publique et à l'indulgence des jurys, ils se font justice eux-mêmes : entre 1849 et 1920, ces comités exécutent 527 personnes, sans procès, le plus souvent par pendaison.

La conquête de l'Ouest passe par la mise en valeur et l'intégration par la route, le télégraphe et le chemin de fer. De nombreuses pistes (trails en anglais) sont empruntées par les migrants dans leurs chariots bâchés, les soldats et les cow-boys dans tout le Far West : les plus célèbres sont la Red River Trail, la Piste de Santa Fe, la Piste de la Californie ou encore la Piste de l'Oregon. Ces routes sont parcourues par les diligences qui transportent passagers et courrier dans des conditions difficiles. La diligence est un véhicule souple et robuste, conduite par un cocher. À ses côtés, un homme armé garde le courrier et les valeurs. Pour les voyageurs, le parcours en diligence est risqué et très inconfortable.
Le service des postes est assuré par des compagnies comme l' American Express Company ou l' Overland Mail Company. Le Pony Express, fondé en 1860, établit des records de vitesse mais le coût du courrier est excessif ! Le télégraphe permet de communiquer d'un bout à l'autre du pays et condamne le Pony Express.
Au milieu du XIXe siècle, l'est des États-Unis possède déjà un réseau de chemin de fer relativement dense. Le développement de ce moyen de transport vers l'ouest apparaît de plus en plus comme une nécessité urgente. Les Californiens le réclament pour cesser de dépendre de la voie maritime pour son approvisionnement. Le train permettrait d'acheminer les marchandises et les biens manufacturés de la côte est ; il permettrait aux colons et aux voyageurs de gagner plus rapidement la côte Pacifique.
Les obstacles semblent pourtant importants : le transcontinental devrait traverser les Grandes Plaines, menacés par les tribus amérindiennes. Surtout, il serait amené à franchir les Montagnes Rocheuses, hautes de 4000 mètres et les déserts du Grand Bassin. L'entreprise semblait impossible sans des investissements fédéraux.
Le gouvernement américain s'intéresse au projet : en 1853 est lancé le Pacific Railroad Survey Act : il charge des expéditions scientifiques de trouver un passage pour le chemin de fer. Au cours de ces expéditions, les experts collectent de nombreuses données sur l'Ouest américain qui sont consignées dans les 14 volumes des Pacific Railroad Reports. Le gouvernement fédéral propose des subventions et des terres pour construire le chemin de fer. En 1856 est créé le Pacific Wagon Road Office et pour la première fois, un train franchit le fleuve Mississippi. Le chantier du premier chemin de fer transcontinental est lancé en 1865. Il emploie des anciens soldats de la Guerre de Sécession, des chômeurs et des Chinois (en Californie). La ligne est achevée en 1869 : elle permet de relier Sacramento à Omaha en six jours.
D'autres voies ferrées sont construites à la fin du XIXe siècle, malgré la crise économique de 1873 ; Santa Fe reliée en 1880 ; Northern Pacific à Bismarck.

En 1890, la Frontière est officiellement close : cela signifie que le territoire américain est désormais colonisé. Selon Frederick Jackson Turner, la Frontière a forgé l'identité de la nation américaine qui repose sur des valeurs telles que l'esprit pionnier, le pragmatisme et l'optimisme. Les derniers territoires sont constitués en états fédéraux : Oklahoma en 1907, Arizona et Nouveau-Mexique en 1912. L'Alaska représente la dernière frontière : acheté au Russes en 1867, elle ne rejoint l'Union qu'en 1959. L'Ouest voit arriver de nouvelles vagues de migrants : les chômeurs de la crise économique qui sévit à l'est, ainsi que des populations pauvres d'Europe orientale et de Scandinavie, tentent de reconstruire leur vie dans les Montagnes Rocheuses.Ils donnent naissance à la sous-culture des tramps.

Le développement économique et la croissance démographique de l'Ouest posent des défis écologiques importants dès la fin du XIXe siècle : l'exploitation des minerais et des métaux précieux entraine des rejets toxiques dans les fleuves (mercure). La traite des fourrures menace la survie de nombreuses espèces de mammifères. L'expansion d'une agriculture de plus en plus moderne pose des problèmes de gestion de l'eau et de dégradation des sols. De nombreux animaux sauvages fuient l'avancée humaine et les espaces anthropisés s'étendent. Le bison américain est réduit à quelques centaines d'individus. Il est victime d'une chasse intensive, mais aussi d'épidémies comme la brucellose. Ses terrains de pâture se réduisent comme une peau de chagrin. Le commerce des peaux de bisons mais aussi l'arrivée du chemin de fer affectent les troupeaux.
Quelques femmes des classes moyennes se mobilisent contre le massacre des bisons : elles en appellent à une réaction pour sauver l'espèce, en publiant des articles et en interpelant les hommes politiques. En 1905, « The American Bison Society » est créée, avec pour but de protéger les survivants, et d'en développer la population.
Par les clichés pris par les photographes dans l'ouest sauvage et l'action d'hommes tels que John Muir, les Américains sont sensibilisés aux problèmes de la préservation de l'environnement.
En 1864, la vallée du Yosemite devient le premier parc régional des États-Unis. Le Parc national de Yellowstone est créé en 1872 : c'est le plus ancien du Monde. L'United States Forest Service est une agence fédérale, fondée en 1905 pour gérer les forêts du pays.

Le tourisme commence à se développer à l'Ouest à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le chemin de fer, le besoin d'exotisme ont motivé les voyages des personnes les plus aisées de l'Est du pays. Les médecins vantent l'air pur des montagnes Rocheuses et contribuent au développement des sanatorium dans le Colorado dans les années 1870 ; Las Vegas se développe autour de sources d'eau chaude.

L'agriculture se modernise et les surfaces irriguées s'étendent, en particulier en Californie : en 1902, le Newlands Act accorde des fonds fédéraux pour les syndicats d'agriculteurs. La construction de barrages et de conduites devient nécessaire au développement de l'Ouest aride : le barrage Hoover est érigé sur le Colorado dans les années 1930, suivi bientôt par le barrage de Glen Canyon dans les années 1960. Les périmètres cultivés s'étendent dans la Vallée impériale et la Vallée centrale de Californie.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, du pétrole est découvert dans le bassin de Los Angeles, dans d'autres régions de la Californie et au Texas. On aménage des oléoducs et des terminaux pétroliers, notamment dans les ports du Golfe du Mexique.

L'Ouest américain s'urbanise rapidement, quoique de façon très inégale : le réseau des villes devient dense en Californie et dans l'état de Washington, alors que les grands centres urbains sont plus dispersés dans le reste de l'Ouest. Denver connaît une croissance spectaculaire : en 1900, la ville rassemble déjà 100 000 habitants qui disposent de l'électricité, du tramway et du téléphone. L'aqueduc de Los Angeles traverse la Californie de l'est à travers le désert des Mojaves et la Vallée d'Antelope pour alimenter en eaux Los Angeles, qui connaît une explosion démographique au XXe siècle : la ville passe de 100 000 habitants en 1900 à plus de 1,2 million en 1930.

L'Ouest américain devient vite un sujet de peinture pour les artistes. Des dessinateurs accompagnent les expéditions et les chantiers du transcontinental. Bientôt, la photographie contribue à la construction d'un Ouest edénique ; elle touche en premier lieu les décideurs de la côte est, au point qu'elle fait prendre conscience des richesses naturelles.

Les peintres de l'Ouest américain :
Albert Bierstadt
Karl Bodmer
George Catlin
Edward et Richard Kern
Frank T. Johnson (1874-1939)
Alfred Jacob Miller
Thomas Moran
Titian Ramsay Peale
Frederic Remington (1861-1909)
Charles M. Russell (1865-1926)
Arthur Schott
Samuel Seymour
John Mise Stanley
Newell C. Wyeth (1882-1945)
Henry F. Farny (1847-1916)

Les photographes :
Edward Curtis prend près de 40 000 photographies des Amérindiens ; elles sont publiées entre 1907 et 1930.
Carleton E. Watkins prend des clichés de la vallée du Yosemite
Charles Roscoe Savage photographie les travaux du transcontinental
John W. Powell
Timothy O'Sullivan
George E. Anderson photographie les mormons
Robert Vance dans le Yosemite

Le développement de la presse, les progrès de l'alphabétisation et les rêves d'aventures de citadins de la côte est encouragent le développement d'une littérature ayant pour cadre l'Ouest sauvage. Les romans et les nouvelles narrent l'épopée du chemin de fer ou les attaques des Indiens.

*Jack London, Croc-Blanc, 1910
*John Steinbeck, Les Raisins de la colère (roman), 1939
*dime novels : littérature populaire dès les années 1860.
*Fenimore Cooper
*John Filson, The Adventures of Colonel Daniel Boone
*Autobiographie de Davy Crockett
*Aventures de Buffalo Bill dans le New York Weekly
*Les romans de Thomas Savage

les BD ;

Lucky Luke
Blueberry
Buddy Longway
Yakari

Le cinéma américain, puis européen, a produit maints films décrivant, souvent de façon romancée, la vie des habitants de cette région. Plusieurs de ces films western sont devenus mythiques, et le genre lui-même est un genre très à part dans l'histoire du cinéma.

Le western est un genre très en vogue au début du cinéma, et est souvent prétexte à de courts films de série B. Citons comme réalisateur Edwin S. Porter, célèbre pour L'Attaque du rapide (The Great Train Robbery).
John Ford est connu pour ses westerns proches des petites gens, il décrit un ouest fait de pionniers et de bandits. Il fut le premier à concilier western et cinéma d'auteur.
Sergio Leone a réalisé plusieurs films qualifiés de western spaghetti, référence à sa nationalité italienne.
Ces westerns dépeignent l'ouest américain tel qu'il est perçu en Europe : de manière plus épique, parfois fort éloigné de la réalité. L'Ouest américain est un grand terrain sans lois où tous les rêves et toutes les déceptions sont permises.
Sam Peckinpah, après avoir dépeint les légendes d'un Ouest américain épique, est surtout connu pour ses westerns violents qui abandonnent les anciennes valeurs. Les anciennes légendes de l'ouest ne sont plus que des pantins qui ont du mal a accepter un monde en pleine transformation.

Après les westerns crépusculaires de Peckinpah, le genre a du mal à se renouveler. Clint Eastwood et Kevin Costner, tous deux acteurs s'étant illustrés dans le genre, signent comme réalisateurs respectivement Impitoyable (Unforgiven) et Danse avec les loups (Dances With Wolves) qui sonnent comme des adieux au genre : les héros y sont complètement dépassés par le monde qui les entoure, l'Ouest américain n'est plus le théâtre de faits d'armes héroïques, mais de massacres face auxquels les héros sont impuissants.
Bien que le souffle épique des westerns semble s'être bel et bien éteint, on note quelques tentatives de retour, notamment Tombstone de George Pan Cosmatos, Mort ou vif (The Quick and the Dead) de Sam Raimi ou Open range de Kevin Costner.

Certains acteurs se sont particulièrement illustrés dans les westerns:
John Wayne
James Stewart
Henry Fonda
Gary Cooper
Kirk Douglas
Burt Lancaster
Randolph Scott
Clint Eastwood
Gregory Peck
Richard Widmark

Plusieurs héros de la série animée Bunny le Lapin (Bugs Bunny) demeurent dans cette région
*Colorado (feuilleton télévisé)
*la Petite Maison dans la prairie
*Bonanza
*L'Équipée du Poney Express
*Zorro (série télévisée)
*Daniel Boone (série télévisée)
*Le Grand Chaparral met en scène les aventures de la famille Cannon, des fermiers installés à Tucson dans l'Arizona, à la fin du XIXe siècle.
*Gunsmoke met en scène les aventures du marshal Matt Dillon à Dodge City dans le Kansas, après la guerre de Sécession.
*Les Mystères de l'Ouest relatent les aventures de deux agents des services spéciaux du gouvernement fédéral, au service du président Ulysses S. Grant, James T. West, homme d'action et Artemus Gordon, as du déguisement et des inventions anachroniques. Se déplaçant tantôt à cheval tantôt dans leur luxueux train privé, ils affrontent des adversaires hors du commun (Docteur Miguelito Loveless, entre autres) dans tout l'Ouest américain.
*La série Docteur Quinn, femme médecin se déroule à Colorado Springs dans l'ouest sauvage américain, à la fin du xixe siècle. Elle met en scène une femme médecin originaire de Boston, Michaela Quinn, venue s'installer dans le Colorado afin d'y exercer sa profession. Après avoir recueilli trois orphelins et réussi à s'imposer dans un monde d'hommes, elle rencontrera l'amour auprès de Byron Sully.
*La Grande Vallée raconte la saga de la famille Barkley, à Stockton en Californie à la fin du XIXe siècle. Victoria Barkley, veuve énergique, dirige un ranch avec l'aide de ses trois fils, de sa fille et du fils illégitime, métis, de son époux.
*Laramie (série télévisée) met en scène deux frères qui, après la mort de leur père, tentent de gérer le ranch familial et créent un relais de diligence à Laramie dans le Wyoming de la fin du XIXe siècle.
*Rintintin (série télévisée) : le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache recueille un jeune garçon, Rusty, et son berger allemand, Rintintin, uniques survivants d'un train attaqué par des Indiens. Adoptés par le lieutenant Ripley Masters, Rusty est promu caporal et Rintintin, mascotte du régiment.
*Davy Crockett (série télévisée)
*Rawhide (série télévisée) raconte le voyage d'une caravane de cow-boys chargés de convoyer 3000 têtes de bétail de San Antonio, dans le Texas, jusqu'à Sedalia, dans le Kansas, en 1860.
*Bat Masterson (série télévisée)
*Deadwood (série télévisée) : raconte la création du camp de Dead Wood (Dakota) à partir de 1876. Formidable reconstitution, au travers de laquelle on assiste à la création d'une ville, ses moeurs, ses jeux de pouvoir. 1994- 36 épisodes.

C'EST CE QUE L'ON OBSERVE EN AYANT UN REGARD AMERICANISE


AUCUN CONTINENT N'A ETE AUTANT CONVOITE...
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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 18:19

Ghost Dance

Historique des images fixes et vidéo accompagnée de la chanson Dance Ghost par Robbie Robertson & The Red Road Ensemble de leur enregistrement de musique pour les Amérindiens.
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# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:04

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 17:16

Passage du Nord-Ouest

Le passage du Nord-Ouest est le passage maritime nord qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Les diverses îles de l'arctique canadien sont séparées les unes des autres et du continent canadien par une série de chenaux, plus ou moins profonds, collectivement appelés passage du Nord-Ouest. Ce passage n'est praticable que le court été arctique car pris par les glaces le reste de l'année.
C'est en 1490 que le navigateur John Cabot émit l'hypothèse d'un passage vers l'Orient par cette voie. Durant près de 300 ans, plusieurs explorateurs vont chercher ce passage au prix de pertes humaines et de naufrages, mais qui permirent de connaître les îles arctiques. C'est le Norvégien Roald Amundsen qui le premier franchit le passage entre 1903 et 1906.
La souveraineté sur ces eaux est contestée. Le gouvernement canadien considère ce passage comme étant dans les eaux intérieures du Canada, ce que certains pays comme les États-Unis contestent, considérant ce passage comme un détroit international avec libre passage.

En 1845 une expédition de deux navires bien équipés conduite par John Franklin navigua vers l'Arctique canadien pour cartographier les parties encore inconnues du passage du Nord-Ouest. Le secret était de rigueur car moins de 500 kilomètres de la côte arctique restaient à explorer. Mais l'expédition n'est pas revenue et un certain nombre d'expéditions de secours sont parties à sa recherche pour dresser une carte finale d'un passage possible. Des traces de l'expédition de Franklin ont été trouvées dont des récits qui indiquaient que les bateaux avaient été pris par les glaces en 1846 près de l'île du Roi-Guillaume qui est située au milieu du passage. Franklin lui-même est mort en 1847 et le reste de l'équipage en 1848, après avoir abandonné les bateaux et avoir essayé de s'échapper par la terre en traîneau. La famine et le scorbut ont été les principales causes des décès ainsi que l'empoisonnement dû à l'ingestion de conserves souillées par la soudure au plomb utilisée pour les fermer. Cet empoisonnement a provoqué la folie et la mort de marins déjà faibles et désorientés. En 1981, le docteur Owen Beattie, anthropologue de l'Université d'Alberta retrouva des traces de l'expédition et a mené d'autres investigations, examinant les tissus et les os des corps momifiés de trois marins, exhumés à partir du permafrost de l'île Beechey. Des tests en laboratoire ont indiqué des concentrations élevées de plomb dans chacun des trois corps.

Lors de la recherche de Franklin, un équipage mené par Robert McClure traversa le Passage du Nord-Ouest d'ouest en est entre 1850 et 1854 pour partie en bateau et pour partie en traîneau. Le bateau de McClure fut prisonnier de la glace pendant trois hivers près de l'île Banks, à l'extrémité occidentale du bras de mer de Viscount Melville. Finalement McClure et son équipage, mourant de faim, furent trouvés par des hommes partis en traîneau d'un des bateaux de l'expédition de Sir Edward Belcher et retournèrent avec eux sur les bateaux de Belcher qui avaient pénétré dans le bras de mer par l'est.

Le passage du Nord-Ouest ne fut pas franchi par mer avant 1906, lorsque l'explorateur norvégien Roald Amundsen, qui était parti juste à temps pour échapper à ses créanciers cherchant à stopper l'expédition, termina un périple de trois ans avec le bateau de pêche Gjøa. À la fin de son voyage, il entra dans la ville d'Eagle en Alaska et adressa un télégramme annonçant son succès. Sa route n'était pas pratique d'un point de vue commercial ; certains passages étaient très peu profonds.

Henry Hudson est un explorateur anglais, probablement né le 12 septembre 1570 à Londres et mort en 1611.
En 1607, Hudson embarqua sur le Hopewell pour rechercher un passage vers l'Asie à travers l'océan Arctique et le pôle Nord, autrement appelé Passage du Nord-Ouest. Le voyage était financé par la Compagnie de Moscovie, une des petites sociétés anglaises bénéficiant de chartes royales. Début juin, il arriva près de la côte est du Groenland et remonta vers le nord, en établissant des cartes au fur et à mesure de sa progression. Le 20, il mit le cap sur Svalbard, qu'il atteignit le 17 juillet. À cet endroit le navire ne se trouvait qu'à 577 milles marins du pôle, mais il devenait évident que la glace les empêcherait de progresser davantage. Hudson décida de rentrer en Angleterre le 31. Sur le chemin du retour il découvrit l'île qui est maintenant connue sous le nom de Jan Mayen, et retrouva l'Angleterre en septembre. L'île Jan Mayen fait aujourd'hui partie du Royaume de Norvège.
En 1608 il se lança dans une nouvelle tentative, cette fois-ci en longeant le littoral norvégien. Il dut à nouveau rebrousser chemin à cause de la glace, après avoir atteint la Nouvelle-Zemble. Cet endroit avait déjà été exploré auparavant, et cela convainquit la Compagnie Moscovy de ne plus financer d'autres expéditions arctiques.

Passage du Nord-Ouest
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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 16:53

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 17:25